Grève des Femmes* 2021

Plus que jamais, les revendications de la plateforme JIF sont d’actualité ! Le partage égalitaire du travail du care reste l’objectif principal à atteindre de la grève des femmes.

Aujourd’hui que les femmes sont dans les premiers rangs de ceux qui travaillent sans relâche pour le bien-être et la santé de toutes et de tous, elles doivent enfin obtenir le respect et la reconnaissance pour ce travail à travers des actes politiques forts :

REVENDICATIONS GRÈVE DES FEMMES* 2021

RÉDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL !

Au Luxembourg, le temps de travail hebdomadaire dépasse en moyenne de peu les 40 heures légales. Les femmes et les hommes travaillant à plein temps passent le gros de leur journée au travail. 

Mais quand au bout de 8 heures ou plus, les femmes quittent leur poste, une deuxième journée de travail recommence pour la plupart d’entre elles. Ce n’est que quand elles dorment qu’elles arrêtent de travailler et encore… En règle générale, 24h dans la vie d’une femme vivant avec un homme et avec des enfants à charge ressemble à une course contre la montre. Mettez-vous alors à la place d’une femme élevant seule ses enfants et vous verrez comment elles doivent se couper en quatre. Plus votre salaire est bas, plus votre temps de travail est long et plus votre charge du travail du care non-rémunéré s’alourdit.

La crise du Covid-19 rajoute d’autres problèmes et fait que tandis que le personnel de la santé croule sous la charge de travail accumulée depuis le début de la pandémie, les licenciements et le chômage augmentent dans d’autres secteurs. Certain.e.s travaillent trop. D’autres ne trouvent pas de travail. Au poste aussi bien que chez elles, les femmes formant la majorité des employés dans les métiers « indispensables » n’ont pas cessé de travailler depuis le début de la crise sanitaire.

Il est grand temps de faire une pause. Travailler moins pour vivre mieux et plus. Les politiques et le patronat au service de l’accumulation de profit à tout prix exploitent notre travail rémunéré et non-rémunéré et nous volent notre temps. 

Nous les femmes* voulons reprendre contrôle du temps de nos vies ! Nous voulons des politiques qui visent à reconnaître, réduire et redistribuer le travail du care non-rémunéré !

A commencer par :

La réduction du temps de travail hebdomadaire sans perte de salaire !

  • Il n’y aura pas de réduction du travail non-rémunéré sans réduction du temps de travail rémunéré. Femmes et hommes ont besoin de plus de temps pour arranger une prise en charge égalitaire du travail non-rémunéré dans la sphère domestique.
  • Réduire le temps de travail rémunéré permet aussi de mieux distribuer le travail et de lutter contre le chômage.
  • Réduire le temps du travail rémunéré permet d’avoir plus de temps à disposition pour s’engager et militer pour une cause, de voir les enfants grandir.
  • Réduire le temps du travail c’est aussi réduire la longue liste des choses à faire et à penser.
JUSTICE SALARIALE !

Comment vit-on avec un salaire minimum social au Luxembourg ? Mal. Ce salaire est trop bas. Il ne permet pas de vivre sans crainte de l’appauvrissement et sans dépendre des aides sociales.

Le Luxembourg est un des pays européens où le taux de personnes qui vivent dans la pauvreté, même en travaillant à temps plein est parmi les plus élevés. Pour les agentes de nettoyage, caissières de supermarchés, serveuses, coiffeuses, ouvrières, le Salaire Minimum est la règle. Mettez-vous à la place d’une agente de nettoyage qui travaille à mi-temps pour mieux pouvoir s’occuper de sa famille. Si son revenu est complété par celui de son mari qui gagne lui aussi le salaire minimum, ils ne sont pas pour autant à l’abri de soucis financiers et elle cotisera moins pour sa retraite. La pauvreté à la retraite après avoir été une travailleuse pauvre, quelle injustice ! 

Il est temps d’augmenter les salaires les plus bas. Quelques adaptations par-ci par-là à l’évolution des prix ne remplacent pas la nécessité d’une augmentation du salaire minimum à un niveau qui rend hommage aux efforts investis dans le travail et les services rendus. Ce niveau de salaire doit être à la hauteur d’un niveau de vie confortable.

Nous les femmes* voulons la juste reconnaissance et rémunération pour notre travail et celui des hommes partageant avec nous le bas de l’échelle des salaires. Surtout quand il s’agit d’un travail considéré en temps de crise sanitaire comme indispensable ! Nous demandons :

L’augmentation immédiate – et non pas l’adaptation – du Salaire Social Minimum

Au Luxembourg, l’écart de salaire entre hommes et femmes est statistiquement faible. Mais ne nous laissons pas prendre au piège d’une réalité altéré du marché de travail. L’égalité salariale entre hommes et femmes est loin d’être acquise tant qu’une part importante du travail fourni par les femmes n’est pas considérée comme un vrai travail, ni comptabilisé comme apport important à l’économie du pays. 

Nous les femmes* voulons sans plus attendre : 

L’égalité salariale entre hommes et femmes

L’égalité salariale est indissociable de la transparence des salaires. La transparence est le seul véritable garant contre les discriminations salariales. L’Égalité salariale doit être garantie par la reconnaissance et la revalorisation des professions traditionnellement féminines qui sont chroniquement sous-considérées et sous-payées.

C’est pourquoi nous revendiquons :

  • plus de contrôle (plus de moyens pour l’Inspection du Travail et des Mines)
  • plus de transparence (une véritable obligation de mise en place d’outils de contrôles et de transparence pour toute entreprise)
  • plus de compensation (faire cesser la culture d’entreprise des longues heures et les pratiques des heures supplémentaires non comptabilisées et non rémunérées)
  • plus d’exemplarité (responsabilité de l’Etat qui doit assumer son rôle d’exemple à suivre, mise en place d’un sceau étatique – non pas seulement du Ministère de l’Egalité entre hommes et femmes – d’égalité et de diversité pour les entreprises) 
  • plus de carrières évolutives (progressions de carrières objectives et garanties dans tous les secteurs publics et privés)
  • plus de revalorisation (pour les métiers majoritairement exercés par des femmes et sous-payés: nettoyage, commerce, restauration)
PARENTALITE POUR TOUS.X.TE.S !

Au Luxembourg, la réglementation des congés parentaux est restée bloquée sur le modèle familial et les rôles parentaux hétérosexuels.

Pour cette raison, les partenaires gays et lesbiennes, non-binaires et/ou trans sont complètement exclu.e.s de certains droits. Le congé dit « de paternité » qui est complémentaire au congé de maternité après la naissance de l’enfant, n’est seulement de 10 jours et accessible qu’à un partenaire masculin. Le congé parental, plus inclusif, ne peut être demandé qu’une fois le congé de maternité arrivé à échéance, donc au bout de trois mois après la naissance de l’enfant.

Pour les partenaires hétérosexuels, les conditions ne sont pas encore données pour favoriser un partage égalitaire du travail de soins du bébé et d’une possibilité d’investissement égalitaire de chaque partenaire dans le rôle parental dès la naissance de l’enfant. Le scénario le plus courant pour les partenaires hétérosexuels et qu’au bout de 10 jours, la mère se retrouve livrée à elle-même avec l’enfant à charge. Alors qu’elle aurait besoin d’un temps de repos et du soutien de son partenaire. Le message pour la femme est clair : Occupe-toi du bébé ! Pour l’homme il s’agit de retourner rapidement sur le marché de travail et de de subvenir aux besoins financiers de sa famille. 

Il est temps de mettre à jour les modèles de (co)-parentalité. 

Nous les femmes * voulons :

Remplacer le “congé de paternité” de 10 jours par un congé de naissance ouvert à tous·x·te·s, d’une durée de 3 mois à temps plein avec le maintien du salaire complet.

Pour permettre à tous.x.te.s les parents :

  • de s’investir paritairement dans l’éducation et le soin de l’enfant;
  • de permettre à la personne qui a accouché de se ressourcer et de prendre soin de soi;
  • d’avoir un traitement égal dans l’accès au congé de naissance pour les familles homoparentales;
  • de ne pas être pénalisé.e dans le monde du travail, pour une plus grande égalité économique entre les conjoint.e.s.

Communément nommé “congé de paternité”, le congé de naissance est un congé payé, accordé au co-parent, qu’il s’agisse d’un homme, d’une femme ou d’une personne trans et/ non-binaire. 

SE LOGER SANS SE RUINER !

L’accès à un logement décent et abordable est un droit fondamental, qui doit être garanti à tou.te.s sans discriminations. Le logement est un amplificateur des inégalités au Luxembourg. Les femmes* sont davantage exposées à la précarité et à la crise du logement, en raison notamment de l’écart salarial et de pensions entre les femmes et les hommes, les contrats de travail souvent à temps partiel et/ou à durée déterminée, et la monoparentalité.

Particulièrement touchées sont les femmes exposées à de multiples discriminations, sur la base de l’origine ethnique, la couleur de la peau, l’âge, la situation de handicap, l’orientation sexuelle et l’identité de genre, les femmes demandeuses de protection internationales, les femmes sans papiers, les victimes de violences domestiques, sexistes, et de toute forme de violence et exploitation au travail.

Bien sûr la crise COVID-19 a exacerbé les problèmes structurels existants et en conséquence le nombre de personnes n’ayant plus les moyens de payer leur loyer. Après un premier moratoire pendant l’état de crise sanitaire, les déguerpissements et expulsions ont allègrement repris par la suite.

Il est temps de faire valoir le droit au logement à toutes et à tous. 

Nous les femmes* demandons au gouvernement d’agir et de : 

  • Reconnaître le droit au logement adéquat et abordable en tant que droit fondamental et l’inscrire dans la constitution.
  • Assurer l’égalité d’accès au logement abordable à tou.te.s sans discriminations fondées sur le genre et tous les motifs énoncés à l’article 21 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.
  • Elaborer et mettre en place une véritable politique et un plan d’action pour l’accès au logement décent et abordable incluant les priorités suivantes:
    1. Investir dans la construction et l’aménagement de logements abordables, accessibles aux personnes et ménages à revenu modeste.
    2. Construction ou aménagement d’urgence des logements sociaux nécessaires à moyen terme.
    3. Mise en place d’un outil efficace de contrôle du plafonnement des loyers. 
  • Assurer la conformité au droit international en matière de droits humains de toute procédure d’éviction permanente ou temporaires de personnes, familles ou communautés de leurs foyers. 
  • Moratoire des expulsions pendant toute la période de la crise sanitaire.

DEMANDS OF WOMEN*’S STRIKE 2021

WORKING TIME REDUCTION

In Luxembourg, weekly working hours are slightly more than the legal 40 hours on average. Women and men working full-time spend most of their day at work.

But when women leave their job after 8 hours or more, most of them start a second working day. Only when they are asleep do they stop working, and then again… Typically, 24 hours in the life of a woman living with a man and dependent children seems like a race against the clock. Put yourself in the shoes of a woman raising children alone and you will see how they have to cut themselves in four. The lower the salary is, the longer your working time is and the heavier your burden of unpaid care work becomes.

The Covid-19 crisis adds more problems to the mix while health workers are overwhelmed by the workload accumulated since the beginning of the pandemic, layoffs and unemployment are increasing in other sectors. Some are working too hard. Others cannot find work. At work as well as at home, women, who make up the majority of employees in “essential” jobs, have not stopped working since the beginning of the health crisis.

It is time to take a break. Work less and live better and live more. Politicians and employers serving the accumulation of profit at all costs exploit our paid and unpaid work and are stealing our time.

We women* want to regain control over the time of our lives! We want policies that recognise, reduce and redistribute unpaid care work!
Starting with :

The reduction of weekly working hours without loss of pay!

  • There is no reduction in unpaid work without a reduction in paid work time. Women and men need more time to organise equal care for unpaid work in the domestic sphere.
  • Reducing paid working time also helps to redistribute work more evenly and to combat unemployment.
  • Reducing the time spent in paid work allows more time for personal commitments, activism and watching children grow up.
  • Reducing working time also means reducing the long list of things that need to be done and thought about.
WAGE JUSTICE!

How does one live on a social minimum wage in Luxembourg? Badly. It is too low. It does not allow you to live without fear of poverty and without depending on social assistance.

Luxembourg ranks one of the highest rates of people living in poverty in Europe, even if they work full time. For cleaners, supermarket cashiers, waitresses, hairdressers, and labourers, the Minimum Wage is the norm.

Consider the situation of a cleaning lady who works part-time so that she can better take care of her family. If her income is supplemented by her husband’s income, who also earns minimum wage, they are not spared from financial worries and she will contribute less to her retirement. Poverty during retirement after being a poor worker, what an injustice!

It is time to raise the bottom wages. A few adjustments here and there in response to price changes do not replace the need to raise the minimum wage in a way that recognises the efforts invested in the work and services provided. The minimum wage level must be in line with a comfortable standard of living.

We women* want fair recognition and compensation for our work and that of the men who share the lower end of the wage scale with us. Especially when it is essential work in times of a health crisis! We ask :

The immediate increase – not the adaptation – of the Social Minimum Wage.

In Luxembourg, the gender pay gap is statistically low. But we should not be fooled by the distorted reality of the labour market. Equal pay between men and women is far from being achieved as long as a significant proportion of the work performed by women is not considered real work, nor counted as a substantial contribution to the country’s economy.

We women* want without further delay :

Equal pay for men and women

Equal pay is inseparable from wage transparency. Transparency is the only real guarantee against wage discrimination. Equal pay must be guaranteed through the recognition and revaluation of traditionally female professions that are chronically undervalued and underpaid.

This is why we demand :

  • More control (more resources for the Work and Mining Inspection)
  • More transparency (a real obligation for all companies to implement tools of control and transparency).
  • More compensation (stop the corporate culture of long hours and the practice of unaccounted and unpaid overtime).
  • More showcasing ( state responsibility to assume its position as a role model, creation of a state seal of approval – not only from the Ministry of Gender Equality – of equality and diversity for companies).
  • More career advancement (objective and guaranteed career progression in all public and private sectors)
  • Increased recognition (for professions mainly exercised by women and underpaid: cleaning, retail and food service)
PARENTING FOR ALL!

In Luxembourg, parental leave regulation has remained stuck on the traditional family model and heterosexual parenting roles.

As a result, gay and lesbian, non-binary and/or trans partners are completely excluded from certain rights. The so-called “paternity leave”, complementary to the maternity leave after the birth of a child, is only 10 days and only available to a male partner. The more inclusive parental leave can only be applied on expiry of the maternity leave, i.e. three months after the birth of the child.

The conditions are not yet in place for heterosexual partners to equally share the work of caring for the baby and the possibility of equal investment by each partner in the parental role as soon as the child is born. The most common scenario for heterosexual partners is that, after 10 days, the mother is left to fend for herself with the dependent child. Whereas she would need a rest period and the support of her partner.

The message for women is clear: Take care of the baby! For men, it is a matter of returning quickly to the labour market and providing for the financial needs of their family.

The time has come to update (co)-parenting models.

We women * want :

To replace the 10-day “paternity leave” with a 3-month full-time, full-paid birth leave open to all.

In order to enable all parents to :

  • invest equally in the upbringing and care of children;
  • allow the person who has given birth to recover and take care of themselves;
  • have equal access to childbirth leave for same-sex families;
  • not be penalised in the world of work, for greater economic equality between partners.

Birth leave, commonly referred to as “paternity leave”, is a paid leave, granted to the co-parent, be it a man, a woman or a trans and/or non-binary person.

HOUSING FOR ALL!

Access to decent and affordable housing is a fundamental right, which must be guaranteed to all without discrimination. Housing is an amplifier of inequalities in Luxembourg.

Women* are more exposed to precariousness and housing insecurity, due in particular to the gender pay and pension gap, employment contracts that are often part-time and/or fixed-term, and single parenthood.

Women exposed to multiple discrimination on the basis of ethnic origin, skin colour, age, disability, sexual orientation and gender identity, women seeking international protection, undocumented women, victims of domestic and gender-based violence and victims of all forms of violence and exploitation at work are particularly affected.

Obviously the COVID-19 crisis has intensified the existing structural problems and consequently the number of people who can no longer afford to pay rent. After an initial moratorium during the state of emergency, evictions and expulsions have resumed.

It is time to assert the right to housing for all.

We women* are calling on the government to act and to :

  • Recognise the right to adequate and affordable housing as a fundamental right and enshrine it in the constitution.
  • Guarantee equal access to affordable housing for all without discrimination on the basis of gender and all the grounds set out in Article 21 of the Charter of Fundamental Rights of the European Union.
  • Develop and implement a genuine national policy and action plan for access to decent and affordable housing, including the following priorities:
  1. Investment in the construction and development of affordable housing, accessible to people and households with modest incomes.
  2. Urgent construction of social housing needed in the medium term.
  3. Introduction of an effective tool to control rent caps.
  • Ensure compliance with international human rights law of any procedures for permanent or temporary eviction of individuals, families or communities from their homes.
  • Moratorium on evictions throughout the period of the health crisis.

FORDERUNGEN FRAUEN*STREIK 2021

ARBEITSZEITVERKÜRZUNG!

In Luxemburg liegt die wöchentliche Arbeitszeit im Durchschnitt knapp über den gesetzlichen 40 Stunden. Vollbeschäftigte Frauen und Männer verbringen den größten Teil ihres Tages am Arbeitsplatz. 

Aber wenn Frauen nach 8 Stunden oder mehr ihren Arbeitsplatz verlassen, beginnt für die meisten von ihnen ein zweiter Arbeitstag. Erst wenn sie schlafen, hören sie auf zu arbeiten. Als Faustregel kann festgehalten werden, dass 24 Stunden im Leben einer Frau, die mit einem Mann und Kindern zusammenlebt, wie ein Wettlauf gegen die Zeit sind. Versetzt man sich in die Lage einer allein erziehenden Frau, erkennt man, wie sie sich vierteilen muss. Je niedriger das Gehalt, desto länger die Arbeitszeiten und desto mehr fällt die unbezahlte Care-Arbeit zur Last. Die Covid-19-Krise bringt weitere Probleme mit sich: Während die Mitarbeiter*innen des Gesundheitswesens mit der seit Beginn der Pandemie angehäuften Arbeitslast überfordert sind, nehmen Entlassungen und Arbeitslosigkeit in anderen Bereichen zu. Einige arbeiten zu viel. Andere finden keine Arbeit. Sowohl am Arbeitsplatz als auch zu Hause haben Frauen, die die Mehrheit der Beschäftigten in sogenannten “systemrelevanten” Berufen ausmachen, seit Beginn der Gesundheitskrise nicht aufgehört zu arbeiten.

Es ist höchste Zeit, eine Pause einzulegen. Weniger arbeiten, um besser und mehr zu leben. Politiker*innen und Arbeitgeber*innen beuten unsere bezahlte und unbezahlte Arbeit im Dienste der Profitakkumulation aus und stehlen unsere Zeit. 

Wir Frauen* wollen die Kontrolle über unsere Lebenszeit zurückgewinnen! Wir wollen eine Politik, die unbezahlte Care-Arbeit anerkennt, reduziert und umverteilt!

Beginnend mit:

Reduzierung der Wochenarbeitszeit ohne Lohneinbußen!

  • Es wird keine Reduzierung der unbezahlten Arbeit ohne Reduzierung der bezahlten Arbeitszeit geben. Frauen und Männer brauchen mehr Zeit, um die unbezahlte Arbeit im häuslichen Bereich gleichberechtigt zu organisieren.
  • Eine Verkürzung der Arbeitszeit ermöglicht es auch, die Arbeit besser zu verteilen und die Arbeitslosigkeit zu bekämpfen.
  • Die Reduzierung der bezahlten Arbeitszeit ermöglicht mehr Zeit für soziales Engagement, Aktivismus und die Begleitung der Kinder beim Heranwachsen.
  • Die Arbeitszeitreduzierung bedeutet auch, die lange Liste der Aufgaben und Überlegungen zu verringern.
LOHNGERECHTIGKEIT!

Wie lebt man von einem sozialen Mindestlohn in Luxemburg? Schlecht. Dieser Betrag ist zu niedrig. Er ermöglicht es nicht, ohne Angst vor Verarmung und ohne Abhängigkeit von Sozialleistungen zu leben.

Luxemburg gehört zu den europäischen Ländern mit einer der höchsten Raten von Menschen, die in Armut leben, selbst wenn diese in Vollzeit arbeiten. Für Reinigungskräfte, Supermarktkassierer*innen, Kellner*innen, Friseur*innen, Arbeiter*innen ist der Mindestlohn die Regel. Die Situation einer Putzfrau, die in Teilzeit arbeitet, damit Sie sich besser um Ihre Familie kümmern kann, ist nicht einfach. Wenn ihr Einkommen durch das ihres Mannes ergänzt wird, der ebenfalls den Mindestlohn verdient, sind sie nicht vor finanziellen Sorgen geschützt. Und sie wird weniger für ihre Rente einzahlen können. Armut im Ruhestand, nachdem man eine arme Arbeitnehmerin war, was für eine Ungerechtigkeit! 

Es ist höchste Zeit, die niedrigsten Löhne anzuheben. Ein paar Anpassungen hier und da an die Preisentwicklung ersetzen nicht die notwendige Anhebung des Mindestlohnes auf ein Niveau, das die Anstrengungen und erbrachten Leistungen würdigt. Die Höhe des Lohns muss einem komfortablen Lebensstandard angemessen sein.

Wir Frauen* wollen faire Anerkennung und Entlohnung für unsere Arbeit und die der Männer, die mit uns am unteren Ende der Lohnkategorie liegen. Umso mehr, wenn es sich um Arbeiten handelt, die in Zeiten der Gesundheitskrise als unverzichtbar gelten!
Wir fordern:

Die sofortige Erhöhung – nicht die Anpassung – des sozialen Mindestlohns.

In Luxemburg ist das geschlechtsspezifische Lohngefälle statistisch gesehen gering. Aber lasst uns nicht in die Irre führen von einer verzerrten Realität des Arbeitsmarktes. Die Lohngleichheit zwischen Männern und Frauen ist noch lange nicht erreicht, solange ein erheblicher Teil der von Frauen geleisteten Arbeit nicht als echte Arbeit angesehen und auch nicht als wichtiger Beitrag zur Wirtschaft des Landes anerkannt wird. 

Wir Frauen* wollen ohne weitere Verzögerung: 

Gleicher Lohn für Männer und Frauen

Lohngleichheit ist untrennbar mit Lohntransparenz verbunden. Transparenz ist die einzige wirkliche Garantie gegen Lohndiskriminierung. Die Lohngleichheit muss durch die Anerkennung und Aufwertung von traditionell weiblichen Berufen, die chronisch unterbewertet und unterbezahlt sind, gewährleistet werden.

Deshalb fordern wir:

  • Mehr Kontrolle (mehr Ressourcen für die Arbeits- und Minenaufsicht).
  • Mehr Transparenz (eine echte Verpflichtung für jedes Unternehmen, Kontroll- und Transparenzinstrumente einzurichten)
  • Mehr Vergütung (Schluss mit der Unternehmenskultur der langen Arbeitszeiten und der Praxis unbezahlter Überstunden)
  • Mehr Vorbildcharakter (Verantwortung des Staates in seiner Vorbildfunktion, Etablierung eines staatlichen Siegels der Gleichstellung für Unternehmen – nicht nur vom Ministerium für Gleichstellung von Männern und Frauen)
  • Progressivere Karrieren (objektiver und garantierter Karriereaufstieg in allen öffentlichen und privaten Sektoren)
  • Mehr Aufwertung (für Berufe, die meist von Frauen ausgeübt werden und unterbezahlt sind: Reinigung, Handel, Gastronomie)
ELTERNSCHAFT FÜR ALLE!

In Luxemburg ist die Regelung der Elternzeit im traditionellen Familienmodell und den heterosexuellen Elternrollen verhaftet.

Aus diesem Grund sind schwule und lesbische, nicht-binäre und/oder trans Partner von bestimmten Rechten komplett ausgeschlossen. Der sogenannte “Vaterschaftsurlaub”, der den Schwangerschaftsurlaub nach der Geburt des Kindes ergänzt, beträgt nur 10 Tage und steht nur einem männlichen Partner zu. Der umfangreichere Elternurlaub kann erst nach Ablauf des Schwangerschaftsurlaubs beantragt werden, d. h. drei Monate nach der Geburt des Kindes. 

Für heterosexuelle Partner sind die Voraussetzungen noch nicht geschaffen, um eine gleichberechtigte Arbeitsteilung bei der Betreuung des Babys zu fördern und jedem Partner die gleiche Chance zu geben, ab der Geburt des Kindes in die Elternrolle zu investieren. Das häufigste Szenario für heterosexuelle Partner ist, dass die Mutter nach 10 Tagen mit dem zu betreuenden Kind sich selbst überlassen wird. Dabei bräuchte sie eine Auszeit und Unterstützung durch ihren Partner. Die Botschaft für die Frau ist klar: Kümmere dich um das Baby! Für den Mann geht es darum, schnell wieder in den Arbeitsmarkt zurückzukehren und für die finanziellen Bedürfnisse seiner Familie zu sorgen. 

Es ist an der Zeit, (Co)-Elternschaftsmodelle zu aktualisieren. 

Wir Frauen * wollen:

Den 10-tägigen “Vaterschaftsurlaub” durch einen 3-monatigen Vollzeit-Geburtsurlaub mit vollem Lohnausgleich ersetzen.

Um allen Eltern zu ermöglichen, :

  • gleichermaßen in die Erziehung und Betreuung des Kindes zu investieren;
  • der gebärenden Person zu ermöglichen, sich zu erholen und für sich zu sorgen;
  • die Gleichbehandlung beim Zugang zum Geburtsurlaub für gleichgeschlechtliche Familien;
  • nicht in der Arbeitswelt benachteiligt zu werden, für mehr wirtschaftliche Gleichheit zwischen den Ehepartnern.

Allgemein als “Vaterschaftsurlaub” bezeichnet, ist der Geburtsurlaub ein bezahlter Urlaub, der dem Co-Elternteil gewährt wird, unabhängig davon, ob er männlich, weiblich oder trans und/oder nicht-binär ist. 

EIN ZUHAUSE OHNE SICH ZU RUINIEREN!

Der Zugang zu angemessenem und bezahlbarem Wohnraum ist ein Grundrecht, das allen ohne Diskriminierung garantiert werden muss. Wohnen verstärkt die Ungleichheiten in Luxemburg. Frauen* sind stärker von Prekarität und der Wohnungskrise betroffen, was insbesondere auf das geschlechter Lohn- und Rentengefälle, auf teilzeit und/oder befristete Arbeitsverträge und auf die spezielle Situation von Alleinerziehenden zurückzuführen ist.

Besonders betroffen sind Frauen, die einer Mehrfachdiskriminierung aufgrund von ethnischer Herkunft, Hautfarbe, Alter, Behinderung, sexueller Orientierung und Geschlechtsidentität ausgesetzt sind, Frauen, die internationalen Schutz suchen, Frauen ohne Papiere, Opfer von häuslicher und geschlechtsspezifischer Gewalt sowie aller Formen von Gewalt und Ausbeutung am Arbeitsplatz.

Durch die COVID-19-Krise haben sich bestehende strukturelle Probleme und damit die Zahl der Menschen, die sich ihre Miete nicht mehr leisten können, noch verstärkt. Nach einem anfänglichen Moratorium während der Gesundheitskrise wurden die Zwangsräumungen wieder aufgenommen.

Es ist an der Zeit, das Recht auf Wohnen für alle durchzusetzen. 

Wir Frauen* fordern die Regierung auf, zu handeln und : 

  • Das Recht auf angemessenen und bezahlbaren Wohnraum als grundlegendes Menschenrecht anzuerkennen und in der Verfassung zu verankern.
  • Die Gewährleistung des gleichwertigen Zugangs zu bezahlbarem Wohnraum für alle ohne Diskriminierung aufgrund des Geschlechts und aller in Artikel 21 der Charta der Grundrechte der Europäischen Union genannten Faktoren.
  • Entwicklung und Umsetzung einer ernst gemeinten Politik und eines Aktionsplans für den Zugang zu angemessenem und erschwinglichem Wohnraum, einschließlich der folgenden Prioritäten: 
  1. Investitionen in den Bau und die Entwicklung von erschwinglichen Wohnungen, die für Menschen und Haushalte mit bescheidenem Einkommen zugänglich sind.
  2. Dringender Bau oder Entwicklung des mittelfristig benötigten sozialen Wohnungsbaus.
  3. Implementierung eines effektiven Instruments zur Kontrolle von Mietobergrenzen. 
  • Die Garantie, dass alle Verfahren zur dauerhaften oder vorübergehenden Vertreibung von Einzelpersonen, Familien oder Gemeinschaften aus ihren Häusern mit den internationalen Menschenrechtsbestimmungen übereinstimmen. 
  • Moratorium für Zwangsräumungen während des gesamten Zeitraums der Gesundheitskrise.

REIVINDICACIONES HUELGA FEMINISTA 2021

¡REDUCCIÓN DEL TIEMPO DE TRABAJO REMUNERADO Y NO REMUNERADO!

En Luxemburgo el promedio del tiempo de trabajo semanal es de 42 horas. Las mujeres y los hombres que trabajan a tiempo completo pasan la mayor parte del día en el trabajo. 

Pero cuando, después de 8 horas o más, las mujeres dejan sus puestos de trabajo, para la mayoría de ellas comienza una segunda jornada laboral. Solo cuando duermen dejan de trabajar y aun así … Por regla general, 24 horas en la vida de una mujer que vive con un hombre y con hijos a su cargo parecen una carrera contrarreloj. Póngase, pues, en la piel de una mujer que cría sola a sus hijas(os) y verá cómo deben multiplicarse por cuatro. Cuanto más bajo sea nuestro salario, más largas serán las horas de trabajo y más pesada será la carga de trabajo de cuidados no remunerado. 

La crisis de Covid-19 añade otros problemas y hace que, mientras el personal sanitario está agobiado por la carga de trabajo acumulada desde el inicio de la pandemia, los despidos y el desempleo aumentan en otros sectores. Algunas personas trabajan demasiado y otras no encuentran trabajo. Tanto en el puesto de trabajo como en el hogar, las mujeres, que constituyen la mayoría de los empleados en las profesiones “esenciales”. no han dejado de trabajar desde el inicio de la crisis sanitaria. 

Ya es hora de tomar un descanso. Trabajar menos para vivir mejor y más. L@s polític@s y la patronal al servicio de la acumulación de beneficios a toda costa explotan nuestro trabajo remunerado y no remunerado y nos roban el tiempo. 

Reducir el tiempo dedicado al trabajo remunerado permite disponer de más tiempo para participar activamente en una causa, para ver crecer a los niños. Reducir el tiempo de trabajo también significa reducir la larga lista de cosas que hacer y en las que pensar. 

¡Las mujeres * queremos recuperar el control del tiempo de nuestras vidas! ¡Queremos políticas orientadas al reconocimiento, reducción y redistribución del trabajo de cuidados no remunerado! Empezando por:

¡Reducción de la jornada laboral semanal sin pérdida de salario!

  • No habrá reducción del trabajo no remunerado sin una reducción del tiempo de trabajo remunerado. Las mujeres y los hombres necesitan más tiempo para lograr un reparto equitativo del trabajo no remunerado en el ámbito doméstico. 

  • La reducción de la jornada laboral debe ir de la mano de la creación de nuevos puestos de trabajo y de la contratación masiva de personal en sectores clave que en la actualidad adolecen de escasez de personal, como el sanitario.

  • Así, será posible distribuir mejor el trabajo y luchar contra el paro estructural.

  • La reducción de la jornada laboral es una medida que presupone otras medidas destinadas a alcanzar el objetivo del pleno empleo. 

¡JUSTICIA SALARIAL!

¿Cómo se vive con un salario mínimo social en Luxemburgo? Mal. Este salario es demasiado bajo. No permite vivir sin miedo al empobrecimiento y sin depender de la asistencia social. Luxemburgo es uno de los países europeos con uno de los más elevados índices de personas que viven en la pobreza, incluso trabajando a tiempo completo. Para las amas de casa, cajeras de supermercados, camareras, peluqueras, obreras, el salario mínimo es la norma.

Póngase en la piel de una trabajadora de limpieza que trabaja a tiempo parcial para poder ocuparse mejor de su familia. Si sus ingresos se complementan con los de su marido, que también gana el salario mínimo, no se hallan al abrigo de las preocupaciones económicas y ella cotizará menos para su jubilación. Pobreza en la jubilación después de haber sido una trabajadora pobre, ¡qué injusticia! 

Es hora de aumentar los salarios más bajos. Unos pocos ajustes aquí y allá a la evolución de los precios no reemplazan la necesidad de un aumento del salario mínimo a un nivel que refleje el esfuerzo invertido en el trabajo y los servicios prestados. Este nivel de salario debe permitir un nivel de vida confortable. 

Las mujeres * queremos que se reconozcan y se remuneren justamente nuestro trabajo y el de los hombres que comparten con nosotras la base inferior de la escala salarial. ¡Sobre todo cuando se trata de trabajos considerados imprescindibles en tiempos de crisis sanitaria! Pedimos: 

El aumento inmediato – y no la adaptación – del salario social mínimo 

En Luxemburgo, la brecha salarial entre hombres y mujeres es estadísticamente pequeña. Pero no nos ceguemos: para calcular la brecha salarial real entre hombres y mujeres, será necesario tener en cuenta la distribución de puestos entre mujeres * y hombres y su respectiva remuneración en los diferentes sectores, según el empleo, nivel educativo, nacionalidad de origen y edad. Igualmente será necesario incluir en el cálculo la retribución de l@s trabajador@s transfronteriz@s y la tasa de trabajo a tiempo parcial de las mujeres, que es tres veces superior a la de los hombres. La maternidad también tiene un impacto negativo en la evolución de los salarios de las mujeres *, mientras que, para los hombres, convertirse en padres suele ir acompañado de una promoción profesional. 

Las mujeres * queremos, sin más dilación: 

Igualdad salarial entre hombres y mujeres 

La igualdad salarial es inseparable de la transparencia salarial. La transparencia es la única garantía real contra la discriminación salarial. La igualdad salarial debe garantizarse mediante el reconocimiento y la revalorización de profesiones tradicionalmente femeninas, crónicamente infravaloradas y mal remuneradas. 

Por eso reivindicamos:

  • mayor control (más recursos para la Inspección de Trabajo y Minas) 

  • mayor transparencia (una obligación real de implementar herramientas de control y transparencia para cualquier empresa) 

  • mayor compensación (acabar con la cultura empresarial de las largas jornadas y las horas extraordinarias no contabilizadas ni remuneradas) 

  • mayor ejemplaridad (responsabilidad del Estado, que debe asumir su papel de ejemplo a seguir, establecimiento de una exigencia – no solo del Ministerio de Igualdad entre hombres y mujeres – de igualdad y diversidad para las empresas) 

  • mayor número de carreras evolutivas (promociones profesionales objetivas y garantizadas en todos los sectores públicos y privados) 

  • mayor valoración (para los trabajos desempeñados mayoritariamente por mujeres y mal pagados: limpieza, comercio, hostelería) 

¡PARENTALIDAD PARA TOD@S!

En Luxemburgo, la regulación del permiso parental sigue limitándose al modelo familiar y a los roles parentales heterosexuales. Las parejas gays y lesbianas están completamente excluidas de ciertos derechos. La llamada “baja por paternidad”, que es complementaria de la baja por maternidad después del nacimiento del hijo o de la hija, es de solo 10 días y solo es válida para un compañero masculino. La baja parental, más inclusiva, no puede solicitarse hasta que haya expirado la baja por maternidad, es decir, tres meses después del nacimiento del hijo o de la hija. Para las parejas heterosexuales y homosexuales, aún no se dan las condiciones que fomenten el reparto igualitario de los cuidados del bebé y la posibilidad de un compromiso equitativo de cada miembro de la pareja en el rol parental desde el nacimiento del niño o de la niña. El escenario más común para las parejas heterosexuales es que a partir del décimo día la madre se queda sola con el hijo o la hija. Sin embargo, necesitaría tiempo para descansar y el apoyo de su compañero. El mensaje para la mujer es claro: ¡Ocúpate del bebé! El hombre, por su parte, tiene que reincorporarse rápidamente al mercado de trabajo y cubrir las necesidades financieras de su familia. 

Ya es hora de actualizar los modelos de parentalidad. 

Las mujeres * queremos: 

La sustitución de la “baja por paternidad” de 10 días por una baja por nacimiento abierta a tod@s, de una duración de 3 meses, a tiempo completo y con el mantenimiento del salario completo. 

Comúnmente conocida como “baja por paternidad”, la baja por nacimiento es un permiso remunerado que se concede al coprogenitor, trátese del padre, de la madre o de un segundo progenitor ni heterosexual ni binario, lo que, por una parte, permite a est@ dedicarse por igual a la educación y al cuidado del niño o de la niña y, por otra, instaura un tratamiento igualitario respecto al acceso a la baja parental para las familias homoparentales. La compensación de la baja parental con el salario completo y su carácter obligatorio permitirán, sobre todo, que no se penalice a las mujeres en el mundo laboral y que se garantice una mayor igualdad económica entre los cónyuges. 

¡TENER CASA SIN ARRUINARSE!

El acceso a una vivienda digna y asequible es un derecho fundamental, que debe garantizarse a tod@s sin discriminación. La vivienda es un amplificador de las desigualdades en Luxemburgo. Las mujeres * están más expuestas a la precariedad y a la crisis de la vivienda, debido, en particular, a la brecha salarial y de pensiones entre mujeres y hombres, a los frecuentes contratos laborales a tiempo parcial y/o de duración determinada, y a la monoparentalidad. Particularmente afectadas se ven las mujeres que sufren múltiples formas de discriminación, por causa de su origen étnico, su color de piel, su edad, su situación de discapacidad, su orientación sexual y su identidad de género, las mujeres solicitantes de protección internacional, las mujeres sin papeles, las mujeres víctimas de violencia doméstica, sexista y de todas las formas de violencia y explotación laboral. Por supuesto, la crisis del COVID-19 ha agravado los problemas estructurales existentes y, en consecuencia, ha provocado un incremento del número de personas que ya no pueden pagar el alquiler. Tras una primera moratoria durante el estado de crisis sanitaria, se han reanudado alegremente los desalojos y los desahucios. 

Es hora de hacer valer el derecho a la vivienda para tod@s. 

Las mujeres * pedimos al Gobierno que actúe y que: 

  • Reconozca el derecho a una vivienda adecuada y asequible como un derecho fundamental y lo incluya en la Constitución. 

  • Garantice la igualdad de acceso a una vivienda asequible para tod@s, sin discriminación por motivos de género o cualquier otro de los mencionados en el artículo 21 de la Carta de los Derechos Fundamentales de la Unión Europea. 

  • Desarrolle y aplique una política real y un plan de acción para el acceso a una vivienda digna y asequible que incluya las siguientes prioridades:

    1. Inversión en la construcción y el acondicionamiento de viviendas asequibles y accesibles para personas y familias de bajos ingresos. 

    2. Construcción o acondicionamiento urgente de las viviendas sociales necesarias a medio plazo. 

    3. Puesta en marcha de una herramienta eficaz de control de los límites de los alquileres. 

  • Garantice el cumplimiento de las normas internacionales en materia de derechos humanos en cualquier procedimiento de desalojo, permanente o temporal, de sus hogares de personas, familias o comunidades. 

  • Amplíe la moratoria de los desalojos durante todo el período de la crisis sanitaria. 

Grève des Femmes 2021

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