Grève des Femmes* 2022

La lutte pour l’égalité continue 

Rejoins la Grève des Femmes* !

8 mars 2022 à 17h - place de la Gare de Luxembourg

Nos revendications | Plus de temps

NOUS REVENDIQUONS UNE VÉRITABLE RÉDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL.

Travailler 4 jours par semaine seulement. En Islande ce n’est plus une utopie, mais une réalité mise en place dans les différents secteurs de l’économie. Le système ne s’est pas effondré, le pays n’a pas perdu, mais gagné en attractivité. Travailler moins mais mieux pour avoir plus de temps pour s’occuper des activités familiales, culturelles, sportives, politiques, bénévoles : ce n’est pas une perte, mais un gain pour une société moderne, égalitaire et saine. 

 Au Luxembourg, le temps de travail hebdomadaire dépasse en moyenne les 40 heures légales. Les femmes et les hommes qui travaillent à plein temps passent le gros de leur journée au travail et sur le trajet pour se rendre au boulot.

 Mais quand au bout de 8 heures ou plus, les femmes* quittent leur poste, une deuxième journée de travail recommence pour la plupart d’entre elles. Car en vérité, les femmes* travaillent beaucoup plus que les hommes, sauf qu’elles ne sont pas payées pour une grande partie de leur activité. En moyenne, les femmes font plus d’heures de travail non rémunéré (garde d’enfants ou travaux ménagers) et les hommes plus d’heures de travail rémunéré (avec salaire). Cela signifie que les femmes gagnent moins par heure. 

 Les femmes* se démènent à travailler pendant de longues heures sans être rémunérées, sans recevoir une quelconque reconnaissance sociale, pour finir épuisées, exténuées, oubliées. Cette situation devient insupportable et doit cesser maintenant ! 

 La crise du Covid-19 a encore augmenté la charge mentale déjà trop élevée des femmes* qu’elles soient dans les métiers essentiels exposées au risque du virus, en télétravail confinées à la maison avec les enfants ou en chômage partiel, anxieuse pour leur avenir professionnel. 

 Trop, c’est trop ! Nous, les femmes* disons stop ! Nous voulons enfin reprendre le contrôle du temps de nos vies ! Nous voulons des politiques qui visent à reconnaître, réduire et redistribuer le travail du care non-rémunéré !

 Voilà pourquoi nous revendiquons une réduction du temps de travail sans perte de rémunération :

  • Il n’y aura pas de réduction du travail non rémunéré sans réduction du temps de travail rémunéré. Les foyers ont besoin de plus de temps pour arranger une prise en charge égalitaire du travail non rémunéré dans la sphère domestique. Il s’agit donc d’une mesure d’équilibrage entre temps de vie et temps de travail en faveur du temps de vie .
  • Réduire le temps de travail rémunéré permet de mieux distribuer le travail et lutter contre le chômage. Il s’agit donc d’une mesure de justice sociale.
  • Réduire le temps du travail rémunéré permet d’avoir plus de temps à disposition pour la famille et pour des activités sociales et utiles. Il s’agit donc d’une mesure de cohésion sociale.
  • Réduire le temps de travail c’est réduire la charge mentale. Il s’agit donc d’une mesure en faveur de la santé et sécurité.
  • Réduire le temps de travail ne nuit pas à la productivité, mais permet de l’augmenter. Il s’agit donc d’une mesure d’efficience économique.

        MORE TIME! WE DEMAND A REAL REDUCTION OF THE WORKING TIME.

        Working only 4 days a week. In Iceland this is no longer a utopia, but a reality implemented in the different sectors of the economy. The system has not collapsed, the country has not lost, but gained in attractiveness. Working less but better in order to have more time for family, cultural, sports, political and voluntary activities is not a loss, it is a benefit for a modern, egalitarian and healthy society. 

        In Luxembourg, the average working week exceeds the legal 40 hours. Full-time working women and men spend most of their day at work and on the way to work.

        But when women* leave their jobs after 8 hours or more, a second day of work begins for most of them. Because the truth is, women* work a lot more than men, except they don’t get paid for much of it. On average, women do more hours of unpaid work (childcare or housework), and men do more hours of paid work (with pay). This means that women earn less per hour. 

        Women* struggle to work long hours without being paid, without receiving any social recognition, only to end up exhausted, forgotten. This situation is becoming unbearable and must stop now! 

        The Covid-19 crisis has further increased the already high mental burden of women* whether they are in essential jobs exposed to the risk of the virus, in telework confined to the house with the children or in partial unemployment, anxious for their professional future. 

        Enough is enough! We, the women* say ENOUGH! We want to finally take back control of the time in our lives! We want policies that recognize, reduce and redistribute unpaid care work!

        This is why we demand a reduction in working hours without loss of pay:

        • There will be no reduction in unpaid work without a reduction in paid work time. Households need more time to arrange an equal take-up of unpaid work in the domestic sphere. It is therefore a measure of balancing living time and working time in favor of living time.
        • Reducing paid work time allows for a better distribution of work and the fight against unemployment. It is therefore a measure of social justice.
        • Reducing paid work time allows more time for family and for social and useful activities. It is therefore a measure of social cohesion.
        • Reducing working time means reducing the mental load. It is therefore a measure in favor of health and safety.
        • Reducing working hours does not harm productivity but increases it. It is therefore a measure of economic efficiency.

        Rendez-vous :

        8 mars à 17 heures

        Gare de Luxembourg