Grève des Femmes* 2022

La lutte pour l’égalité continue 

Rejoins la Grève des Femmes* !

8 mars 2022 à 17h - place de la Gare de Luxembourg

Nos revendications | Plus d’argent!

NOUS REVENDIQUONS UNE VÉRITABLE JUSTICE SALARIALE !

Même en 2022, l’égalité salariale entre hommes et femmes* n’est toujours pas une réalité ! En 2021, le 5 décembre marquait au Luxembourg le « unequal pay day », ce qui signifie qu’à partir de cette date, pendant les 26 jours restant de l’année, les femmes* travaillaient gratuitement. Cette injustice persistante est inadmissible et doit être abolie maintenant !

Historiquement, les femmes ont dû lutter pendant de longues décennies pour que le principe du même salaire soit socialement admis et retranscrit dans la législation. Or, si l’on compare le salaire annuel global au Luxembourg, les femmes* gagnent toujours 7,2 pourcent de moins que les hommes. De plus, elles travaillent plus souvent en temps partiel, accumulent des interruptions de carrières et se retrouvent bloquées dans leurs carrières. Elles accumulent donc moins de revenu, peuvent faire moins d’économies, auront moins de retraite et se trouvent confrontées à un risque plus élevé de précarité et de dépendance économique.

Les femmes* sont surreprésentées dans les métiers à bas salaires qui de surplus infligent des conditions de travail difficiles et fatigantes. La pandémie a prouvé que les femmes sont plus nombreuses à travailler dans les métiers essentiels en première ligne de lutte contre la crise sanitaire. C’est donc au niveau des bas salaires qu’il faut agir pour imposer la justice salariale !

Les femmes* sont également moins nombreuses à obtenir des postes à haute responsabilité. Elles sont aussi clairement désavantagées lors de paiement de bonus, de rémunération variable, liée à des évaluations ou au bon vouloir du patron. C’est donc au niveau de la transparence des salaires qu’il faut agir pour obtenir l’égalité salariale !

Par conséquent, la transparence est le seul véritable garant contre les discriminations salariales. Mais l’égalité salariale doit également être garantie par la reconnaissance et la revalorisation des professions traditionnellement féminines qui sont chroniquement sous-considérées et sous-payées.

Voilà pourquoi nous revendiquons, notamment :

  • plus de transparence : une véritable obligation de mise en place d’outils de contrôles et de transparence pour toute entreprise
  • plus de contrôle : plus de moyens pour l’Inspection du Travail et des Mines
  • plus de compensation : faire cesser la culture d’entreprise des longues heures et les pratiques des heures supplémentaires non comptabilisées et non rémunérées
  • plus d’exemplarité : responsabilité de l’Etat qui doit assumer son rôle d’exemple à suivre, mise en place d’un sceau étatique – non pas seulement du Ministère de l’Égalité entre hommes et femmes – d’égalité et de diversité pour les entreprises
  • plus de carrières évolutives : progressions de carrières objectives et garanties dans tous les secteurs publics et privés notamment grâce à plus de conventions collectives
  • plus de chiffres : mise en place d’une méthode de calcul du « gender pay gap » qui prend en compte le salaire annuel moyen global + l’inégalité structurelle liée au temps partiel et au taux d’activité moins élevé des femmes
  • plus de revalorisation : une meilleure reconnaissance pour les métiers majoritairement exercés par des femmes et sous-payés: nettoyage, commerce, restauration…

MORE MONEY! WE DEMAND REAL PAY JUSTICE!

Even in 2022, equal pay for men and women* is still not a reality! In 2021, December 5th was the “unequal pay day” in Luxembourg, which means that from that date on, women* worked for free for the remaining 26 days of the year. This persistent injustice is unacceptable and must be abolished now!

Historically, women have had to fight for many decades for the principle of equal pay to be socially accepted and affirmed by legislation. However, if we compare the total annual salary in Luxembourg, women* still earn 7.2 percent less than men. Moreover, they work more often part-time, accumulate career breaks and find themselves blocked in their professional path. As a result, they accumulate less income, can save less, will have less pension and are at greater risk of precariousness and economic dependence.

Women* are overrepresented in low-wage occupations that also inflict difficult and tiring working conditions. The pandemic has shown that women are more likely to work in essential jobs on the front line of the health crisis. It is therefore at the level of low wages that we must act to impose wage justice!

Women* are also less likely to obtain positions of high responsibility. They are clearly disadvantaged when it comes to bonus payments and variable remuneration, being linked to evaluations or to the goodwill of the boss. It is therefore at the level of salary transparency that we must act to obtain wage equality!

Transparency is the only real guarantee against wage discrimination. But equal pay must also be guaranteed by the recognition and revaluation of traditionally female professions which are chronically underestimated and underpaid.

This is why we demand, in particular:

  • more transparency : a real obligation to implement control and transparency tools for all companies
  • more control : more means for the Labour and Mines Inspectorate
  • more compensation : an end to the company culture of long hours and the practice of unaccounted and unpaid overtime
  • more exemplarity : responsibility of the State, which must assume its role as an example to follow, implementation of a State seal – not only of the Ministry of Equality between men and women – of equality and diversity for companies
  • more progressive careers : objective and guaranteed career progression in all public and private sectors, in particular through more collective agreements
  • more figures : implementation of a method for calculating the “gender pay gap” which considers the overall average annual salary + the structural inequality linked to part-time work and the lower activity rate of women
  • more revalorization : better recognition for jobs that are mostly done by women and underpaid: cleaning, trade, catering…

Rendez-vous :

8 mars à 17 heures

Gare de Luxembourg